UN PEU D'HISTOIRE ...
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Chronologie simplifiée

1940 

1ère chorale lyonnaise dirigée par César Geoffray

1948 
Création du mouvement
À Cœur Joie
1950 
Agrément par le Ministère de l’Éducation Nationale
premier rassemblement
à Chamarande
1953 
1ères CHORALIES
de Vaison-la-Romaine

1960 
Création de la Fédération Européenne des Jeunes Chorales (Europa Cantat)

1972 
Décès de César Geoffray le 24 décembre
1976 
Création des Éditions
À Cœur Joie
1979 
Le Mouvement À Cœur Joie est reconnu d’Utilité Publique
1982 
Création de la Fédération
Internationale pour la
Musique Chorale
1986 
12èmes CHORALIES
6 000 participants
1992  14èmes CHORALIES
Le 22 septembre, Vaison-la-Romaine est dévasté par une crue de l’Ouvèze. Du Centre À Cœur Joie, il ne reste que les murs. Le Mouvement se mobilise pour secourir les sinistrés et reconstruire.

2004  18èmes CHORALIES
2007  19èmes CHORALIES...
Plus de 50 ANS DE CHORALIES

Dans les années 50, le grand élan né pendant la seconde guerre mondiale, sous l'impulsion d'un homme qui crée le bonheur par le chant choral, pousse les premières centaines de chanteurs, jeunes gens et jeunes filles, à se rencontrer : c'est à Chamarande, en Île de France, c'est " Cham 50 ".
Ils portent déjà le nom À Cœur Joie. Ils vont vivre huit jours qu'ils ne pouvaient imaginer : autour de cet homme, César Geoffray, dont le sourire choral est une philosophie, on est heureux.

Une manière nouvelle de célébrer l'art s'affirme.
Tous les ingrédients qui font les Choralies sont là : les chants d'ensemble que l'on exprime partout, à tout moment, l'œuvre commune qui porte l'élan et lui donne tout son sens dans une vie quotidienne où l'on assure et partage toutes les tâches, du lever du soleil à son couchant, où l'on s'endort dans l'accord des voix qui n'ont cessé tout le jour d'assouvir la quête du beau et d'éclairer les visages.
La dernière nuit, après le grand concert salle Pleyel, avec la première Cantate " le jour n'a point d'ombre ", les choristes ont chanté aux terrasses des cafés de Paris, ce qui annonçait une future place Montfort.

On ne pouvait pas ne pas retrouver ce rendez-vous.
Ce serait dans trois ans. Mais il avait tellement plu, y compris sur la veillée autour du château Louis XIII, préfiguration de la soirée, puis de la journée costumée, que tous les regards se tournaient vers " le Jazz du soleil ".

Et ce fut Vaison, la rencontre historique en novembre 1952 entre César Geoffray et le maire de la ville, Théo Desplans : Vaison-la-Romaine qu'avait trouvé pour nous Georges Durand le chef de la Chorale À Cœur Joie d'Avignon.

En août 53, en vastes dimensions, tout ce qu'avait fait la joie de Chamarande allait pouvoir s'exprimer avec la dimension du soleil sur une terre qui semblait avoir été faite pour À Cœur Joie, où le nom Choralies jaillit comme un nom d'éternité, où le théâtre l'offrait à des voix qui l'attendaient : un César l'avait construit, un Burrhus l'avait restauré, un nouveau César le faisait chanter.

Alors, vint " Salut au monde ", la cantate de César Geoffray, qui invitait les " pays solidaires, les pays du fer et de l'acier, les terres inséparables " à venir sous cette voûte irremplaçable “.
Il ne pouvait y avoir d'autre lieu, cette ville qui allait devenir la Cité Chorale Européenne comme un phare choral de l'univers.

De trois ans en trois ans, pendant huit jours, la ville devenait par le chant choral la cité radieuse, celle dont rêvait Le Corbusier et qu'À Cœur Joie et Vaison réalisaient.

Tous les chanteurs du monde y viennent, les meilleurs chefs de chœur y viennent, car c'est là que l'on entend chanter la terre, c'est là que l'art choral populaire - c'est à dire pour le plus grand nombre - s'épanouit, nourri par un langage toujours exigeant.

Tous les maires de Vaison ont épousé les Choralies.
Plus de cinquante ans après elles ont la même jeunesse créative. Il semble qu'elles ne puissent pas avoir de fin.

Marcel CORNELOUP,
Président d'honneur du Mouvement À Cœur Joie,
Organisation Chorale Internationale